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Le faucheur, Terry Pratchett.
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Date de création : 12.10.2011
Dernière mise à jour : 18.01.2015
202 articles


Nouvelles

Révolution ratée (écrite en perm)

Publié le 08/12/2011 à 18:40 par obscur Tags : soi mer moi chez histoire message sourire livres danse

Voici une petite nouvelle écrite par mes soins. La fin est tragique, donc pour ceux qui aiment ce genre d'histoire, j'attends vos impressions. N'hésitez pas à me faire des critiques, comme ça, je pourrais m'améliorer. Donc, la voici:

 

Je me glisse le long du mur, sans être vue. La réunion se tient dans une rue parallèle à celle-ci et ce genre de réunion est plutôt interdite par le gouvernement. J'arrive finalement à une porte quelquonque pour les autres mais pas pour nous. J'y frappe. Le judas de celle-ci s'ouvre, deux yeux verts me regardent avec indifférence.

- Les noisettes sont délicieuses, surtout demain, dis-je.

Mot de passe idiot, mais plus ça l'est, moins on cherchera de ce côté. La porte s'ouvre me laissant seulement la place de passer. Elle se referme immédiatement derrière moi pour empêcher l'intrusion d'un garde royal. Seul eux possède des bracelets d'invisibilité. Je suis mon guide qui me conduit dans une cave suffisament grande pour contenir la centaine de personnes assises devant moi. Silence total, on attendait le dernier. Moi, c'est donc plutôt la dernière. Je m'assoie sur la chaise qui m'est attribuée quand on se donne rendez-vous ici. La réunion commence.

 

Il est vraiment dingue ce plan. Dans tous les sens du termes. Je n'aurais jamais pensé qu'il puisse exister de plan aussi dangereux qu'idiot. Mais les ordres sont les ordres, donc je les exécute.

J'entre dans le palais sans me faire voir par les gardes qui montent la garde. C'est un don qui vient de ma naissance, je ne deviens pas invisible comme les gardes, on ne me voit pas, c'est différent. Et ce n'est pas de la magie comme on en voyait dans les films et les livres avant que "l'extermination des imaginateurs" ne soit mise en place il y a de ça des centaines d'années.

Concentre-toi, tu es en mission. Franchement, ma mission est sûrement l'une des plus dangereuses: Je dois voler la couronne du roi. Et elle est vachement bien gardée. Avec tous ces rayons infrarouges, ces alarmes et les gardes ! On me donne toujours les boulots les plus difficiles. Je commence à en avoir marre.

Je rentre tel une ombre dans la salle où l'on garde la couronne. Je repère en un instant les caméras qui sont placées à des endroits stratégiques. Je colle les lunettes infrarouges sur mon nez et entreprends ma danse silencieuse. Je me baisse, tourne, laisse tomber, saute tout en évitant les caméras et sans faire de bruits. Je suis douée. Et ce n'est pas par vantardise que je dis ça.

J'arrive facilement jusqu'à la cage de verre qui contient l'objet de ma mission. Beaucoup trop facilement. Où sont les gardes ? Même avec leur bracelet d'invisibilité, il reste les bruits. Où sont les respirations ? Les déplacements ? Même léger. Et puis les odeurs ? J'ai un odorat très développé et pourtant, je ne sens pas l'odeur typique des gardes. Mais où sont-ils tous donc ?

Bon, les questions plus tard. J'ouvre doucement la cage de verre où repose la couronne sur un petit coussin de velours. Je décide de prendre aussi le coussin. J'adore le velours. Et puis les gardes, ils s'en ficheront bien du coussin vu que la couronne - beaucoup plus importante - aura disparue. Sans le vouloir, la couronne tombe de ma main gauche au moment où j'ai avancé ma main droite pour prendre le coussin.

- Merde, je chuchote.

Et puis je les vois. Les gardes qui n'étaient pas là quelques secondes plus tôt. Les laboratoires n'ont quand même pas inventé un nouvel outil qui permet de se déplacer à la vitesse de la lumière sans que notre espion ne soit au courant?

Les questions plus tard voyons. Ils m'ont entourés. Tiens ! J'en reconnais un. C'est le garde qui m'avait violé, il y a quelques mois. Je ne me souviens même plus combien de fois j'ai rêvé de mettre mon poing dans sa figure sale et dégoutante ! À sa vue, je sort mon poignard et je le lance sur lui à la vitesse de l'éclair. Il ne bouge pas, mais le poignard dévie de sa trajectoire pour aller tomber par terre, un peu plus loin. Argh ! J'avais oublié qu'ils possèdent des "détourneurs".

- Plus un geste !  hurle mon odieux violeur.

Des fusils à effet laser se pointe sur ma tête.

- À genoux, les mains en évidence !

Je m'exécute. Il s'approche et prend mon menton de sa main répugnante. Ses yeux d'un marron abject me toisent.

- Alors ma jolie, tu te souviens de moi? C'est pas bien de voler, ironise-t-il

- Comment ? je me contente de dire. Je déteste ne pas comprendre.

- C'est juste un nouveau joujou, ricane-t-il en brandissant son poignet où est attaché un bracelet d'invisibilité, sachant parfaitement de quoi je parle.

Et merde ! Ils ont fait une nouvelle version des bracelets d'invisibilité. Qui en plus, est un succès. C'est pour ça que je ne les avais pas repéré.

Un garde m'attache les poignets. Joli noeud. Impossible à défaire. On m'escorte dans une cellule, où je suis jetée sans ménagement. Ils sont débiles ! Ils ne m'ont même pas fouillé. Dès qu'ils sont partis, je me tortille dans tous les sens et arrive à faire tomber la palephone. Avec mes poignets attachés, je peux quand même bouger les doigts. J'envoie donc un message au Q.G qui dit : "Mission raté, prison, nouveau B.I" (B.I pour bracelet d'invisibilité). On ne viendras pas me sauver. Il y a une règle chez nous: On ne sauve pas celui qui s'est fait prendre. Mais le nouveau B.I est une information vitale. J'espère qu'ils annuleront les autres opérations.

Espoir vain, au fur et à mesure des heures, les 3/4 des personnes faisant partis de l'opération, me rejoigne dans ma cellule qui devient trop petite pour tous nous loger. Quand ils me voient, ils poussent un soupir. J'ai été prise, moi, une des plus fortes du groupe. C'est ce qu'ils doivent se dire.

 

10 heures arrive, l'heure des exécutions publiques. On nous attache aux poignets des uns et des autres. On est ensuite escorté jusqu'à la place exécutoire. Je suis la première de la longue file. Sur la place, on nous met à genoux. Aucun visage familier dans la foule obligée de nous regarder mourir. Ah si, un. Le gars qui fait parti de notre groupe. Mon fiancé depuis un mois. Il me regarde, les larmes aux yeux. J'esquisse un petit sourire dans l'espoir vain de le réconforter. Un garde se place derrière moi. Pareil pour les autres. Le général en chef des armées s'avance et commence son baratin sur le fait que c'était ce qui arrivait aux rebelles, et tout le blabla qui va avec. Il se tourne dans notre direction. Il lève haut la main. On entend le bruit caractéristique des pistolets lasers qui pointent notre tête. Ensuite, je regarde mon fiancé, sachant que le général en chef vient de baisser la main. Une seule et unique détonation provenant des 62 fusils à effet lasers s'entend et je tombe dans une mare de sang. Adieu mon futur mari. Je retourne voir mon frère et ma famille.

Vraiment?

Publié le 29/01/2012 à 12:47 par obscur Tags : vie moi mort enfant monde travail jardin chien

Aujourd’hui, je serai vendu. C’est ce qu’a dit le marchand d’esclave. Il a même rajouté que je lui rapporterais beaucoup d’argent parce que les Imanas sont une race en voie d’extinction.

Aujourd’hui, je suis vendu. L’homme qui m’achète à un air gentil mais j’ai appris à mes dépends que la première impression est trompeuse. Sous son beau masque se cache sûrement un démon. C’est un humain, il a la peau blanche alors que moi, qui suis un Imana, j’ai la peau rouge.

Aujourd’hui, j’ai été vendu et je m’avance d’un pas mal assuré vers mon destin, espérant qu’on me sauve.

- Comment tu t’appelles ?

- Marouen.

- Bien, maintenant, tu seras n°3.

- …

- Demande-moi pourquoi.

- Pourquoi monsieur ?

- Parce que tu es le troisième Imanas que j’achète.

Il me disait ça pour se vanter, montrer l’étendue de sa fortune mais je suis content que d’autre Imanas soient avec moi. Je ne suis pas fier de ce sentiment, je devrais plutôt être en colère, mais quand on connaît la solitude comme moi, on ne peut s’empêcher d’être content d’en voir des comme moi.

Le portail en fer forgé s’ouvre devant le maître des lieux et moi, qui suis derrière lui comme un chien derrière son maître. Un esclave Imana s’avance vers nous.

- Bienvenu maître, dit-il d’une voix cassé.

Le maître des lieux lui remet son manteau sans un mot. On remonte l’allée de gravier jusqu’au manoir. Je regarde l’imposante bâtisse qui montre la puissance de son propriétaire. L’Imana ouvrit la porte d’entrée en bois précieux et nous entrâmes dans le hall gigantesque. Moi, un pauvre Imana de 15 ans fût ébloui par tant de beauté. Pourtant, j’en avais connu des manoirs, et même un château, mais celui-ci surpassait tous les autres.

- N°1, montre-lui le dortoir, dit mon maître de sa voix grave, et donne lui ensuite du travail.

- Bien maître.

L’Imana n°1 me prit par le bras et on se dirigea vers l’escalier qui descendait vers le sous-sol. Je regarde par dessus mon épaule, et voit un esclave de la même couleur de peau que mon maître qui lui ouvrit une porte qui avait l’air de donner sur une grande salle. Alors comme ça, même ceux qui ont la peau blanche peuvent aussi être esclave ?

- Qui ?

De quoi voulait-il parler ? Ah, je sais, de ceux qui m’ont dénoncé ce qui m’a valu être un esclave.

- La milice.

L’Imana n°1 hocha la tête.

- Je m’appelle Orginald.

- Marouen.

- En présence du maître, tu dois m’appeler n°1, ok ? Quel est ton numéro ?

- N°3.

On avance jusqu’à une porte à moitié défoncée. Orginald l’ouvre dans un craquement. Il y avait dans la pièce plusieurs couches posées à même le sol. Un petit réchaud, éteint, était au centre de la pièce. Il ne doit pas dégager beaucoup de chaleur. Je sens que l’hiver va être froid. Heureusement qu’on est en été.

- Voici le dortoir, dit Orginald en montrant la pièce.

Il désigna une couche, près d’une autre porte que celle par laquelle ils étaient rentrés.

- C’est ton matelas. Sois apprécié du maître et tu changeras de place pour être près du réchaud. Mécontente-le et tu iras dans la « chambre froide ». Dis-toi que c’est un frigo sans aliments. Akabal y est.

- Akabal ?

- N°2. Un Imana, comme nous deux.

- Où sont les autres esclaves ?

- Aux cuisines, dans le jardin, dans la maison à faire leur boulot.

- Et c’est quoi le mien ?

C’est pas que j’ai super envie de travailler mais je veux être prêt du réchaud pour l’hiver et il faut du temps pour être apprécié par un maître donc autant commencer maintenant. Orginald me regarde des pieds à la tête, pour me jauger puis finalement, il dit :

- Je pense que tu as la carrure pour aller chercher le bois, mais en ce moment, on n’en a pas vraiment besoin. Je crois que je vais te mettre à la maison. Tu sais nettoyer une pièce au moins ? (Je hoche la tête) Bien. Je vais te montrer où est le matériel.

Après cinq pièces (assez petites, je précise) de nettoyées, je passe à la suivante en ayant mal partout. Je pousse une porte au hasard et vois qu’elle donne sur le jardin. Comme j’ai une très grande curiosité, je vais à l’extérieur malgré le fait que je puisse avoir une grosse punition. La pelouse est bien tondue et de beaux rosiers ont été plantés à des endroits stratégiques. Je monte à un arbre, un pin je crois. Comme je suis agile et ne pèse pas lourd à cause de ma malnutrition, je réussis à monter jusqu’à la cime de l’arbre qui est plus haute que le toit du manoir qui fait deux étages. Je regarde alors ce que le monde m’offre. C’est magnifique ! J’ai l’impression d’être immense et de pouvoir me sauver tout seul de cette vie d’esclavage. C’est avec cette idée en tête que je redescends de l’arbre. Une forêt était à environ 500 mètres. Je marche normalement car je sais que si j’ai l’air normal, on ne fera pas attention à moi. Alors que si je cours… J’entre dans la forêt et sors ainsi du domaine grâce à celle-ci quelques heures plus tard. Je sais qu’on va me courser. On ne laisse pas un Imana s’échapper, surtout si ça peut nuire à la réputation du maître. Pourtant je me suis enfui même si je risque la mort, je n’ai pas respecté leurs règles. Je cours dans le magnifique champ où je suis arrivé jusqu’à perdre haleine.

Je serais libre.

Je suis libre.

J’étais libre.

Mais une chose me chiffonne, ce champ correspond parfaitement à la description qu’on m’a donné lorsque j’étais enfant, que le monde était encore sain d’esprit et que j’avais encore mes parents. Quand est-ce arrivé ? Quand je suis descendu de l’arbre, quand je me suis enfui dans la forêt ? Cet endroit ne veut-il pas dire que je vais pouvoir revoir mes parents ? Après tout, ce champ, c’est la description du paradis…

 

On est jumeaux à deux

Publié le 27/06/2012 à 15:43 par obscur Tags : moi homme femme musique fille livre pensées

Une petite nouvelle. Ça faisait longtemps. Même si j'ai écris celle-là, l'été dernier. Mais comme elle est restée dans mes archives, je ne m'en rappelais plus avant que j'y pense il y a un petit moment. J'ai changé, réécris et déplacé pas mal de choses. J'espère que ça donne mieux que la première version (que vous n'avez pas bien sûr). Alors, vous allez voir, c'est... spéciale. Vous pouvez le voir comme un dialogue. Et ne vous inquiétez pas si vous savez plus qui parle. Moi aussi j'ai été larguée à des moments. Dites-moi ce que vous en pensez, svp.

 

 

 

On est jumeaux. Moi, je suis une fille et ma poitrine est plate comme une limande, on me confond avec mon frère jumeau.

On est jumeaux. Moi, je suis un garçon et, comme mon visage a des traits plutôt féminins, on me prend pour ma sœur jumelle.


Je suis lui.

Je suis elle.


Mêmes caractères.

Mêmes corps, excepté le sexe.


Elle : femme.

Lui : homme.


Même lit.

Mêmes rêves.

Mêmes cauchemars.

Même réveil le matin.


Collège privé : nous portons des uniformes.


T’as vu, tu peux te différencier de moi, maintenant.

C’est pareil pour toi, maintenant on ne te prend pas pour moi.


Une des quelques différences qui font parties de l’école :

T’es douée en maths et nulle en chimie.

Toi, c’est l’inverse, t’es doué en chimie et nul en maths.


On n’est pas dans la même classe. Donc,


Je prends ta place quand tu as contrôle de maths.

Je prends ta place quand tu as contrôle de chimie.


On échange nos uniformes et on va dans la classe de l’autre.

On se marre bien à ces moments-là.


À la maison, on les garde ces uniformes. Pas vrai ?

Oui, comme ça papa et maman peuvent nous reconnaître.

C’est sûr que quand on ne porte pas nos uniformes, nous portons les mêmes vêtements.

Mais pourtant :


C’est pas compliqué ! Je suis un garçon !

C’est pas compliqué ! Je suis une fille !


Ok, d'accord, on est pareil physiquement et moralement.

Mêmes cheveux blonds courts.

Mêmes yeux gris.

Même visage.


Pratiquement les mêmes pensées.

On aime la même musique.

On aime la même couleur.


On est des faux jumeaux.

Mais des faux jumeaux parfait !


Tu te souviens quand une fille t’a fait une déclaration en pensant que c’était moi.

Ah oui. J’étais morte de rire mais heureusement j’ai réussit à me contenir.

C’est vrai. Ça n’aurait pas été très sympa pour elle.

Entièrement d’accord. Mais après, elle n’est jamais allée se confesser à toi.

Non.


Tant mieux, n’oublie pas que tu es à moi.

Je sais. N’oublie pas toi aussi que tu es à moi.


On a le même rêve,

Écrire un livre à nous deux.


On y arrivera tu penses ?

J’en suis persuadé.

Et puis qui sait,

On deviendra peut-être super célèbre.


Mais que se passera-t-il si tu es plus célèbre que moi ?

Impossible. Après tout,


On est jumeaux à deux.

T’as raison, on est jumeaux à deux.

Encore et encore

Publié le 05/11/2012 à 15:53 par obscur Tags : moi amour bonjour amis belle femme fille nuit femmes dessin manga

( dessin de moi. Je suis trop fière de mes roses. D'habitude je n'arrive jamais à les faire ^^)

 

Aujourd'hui, je vous offre une toute petite nouvelle (sur Open Office, elle ne fait qu'une page et demi). Le résultat, c'est... complètement inspiré d'un manga ! Mais il était tellement magifique. Je n'ai jamais vu de manga d'une tel beauté. Les graphismes sont uniques. Personne n'a jamais dessiné comme ça. Heureusement qu'il n'a pas été traduit par des maisons d'éditions yaoi mais par des fansubs ! Ça me donne l'impression qu'il n'est qu'à moi ^^ C'est méga égoïste je sais :p

Bref, voici la nouvelle (dans le manga dont je me suis inspirée (énormément), c'est deux garçons, ici, c'est deux filles) :

 

Un tissu soyeux, une couverture sur le sol, une jeune fille se réveille dans un lit où l'on pourrait disparaître tant il est grand. Ses yeux tombent sur des roses sans épines qui recouvrent tout le lit. Leur couleur pourpre l'interpelle.

Elle descend du lieu de repos et s'habille avec les vêtements qui traînent à terre.

 

Elle s'en va.

 

*

 

« Bonjour.

– Salut Maya. Tu vas bien ?

– Pardon, mais qui êtes-vous ?

– Mais enfin Maya, c'est moi. Tu ne te souviens pas de moi ? On s'est rencontré hier.

– Je ne sais pas... Je crois que j'aie perdu la mémoire.

– Hein ? »

Le regard de la jeune fille – Maya – se porte sur le lieu où ses pas l'ont mené. Elle ne se souvient pas de ces personnes qui semblent être ses amis et qui lui jettent des regards anxieux et inquiets.

Ses yeux se posent sur une belle femme en tailleur. Mue d'un instinct soudain, Maya s'approche d'elle. La jeune femme est assise dans un canapé en cuir noir. Ses cheveux sont d'or et ses yeux de lapis-lazuli.

Maya s’accroupit face à elle et glisse ses doigts dans la chevelure bouclée de son vis à vis. Ce geste lui semble tellement familier.

« Qui êtes-vous ? demande-t-elle.

– Laurence. Et vous ?

– Maya. C'est bizarre, j'ai l'impression de vous connaître depuis longtemps.

– J'ai le même sentiment. Sommes-nous amies ?

– Je ne sais pas. »

Maya lui prend la main et se relève, suivie de près par Laurence. Main dans la main, elles quittent le lieu de leur rencontre. Le soleil commence à se coucher.

Les rues vides de mondes n'en sont plus. Des arbres apparaissent le long des trottoirs, des buissons et des prairies remplacent les maisons, la route devient un chemin de terre.

Les deux femmes se dirigent vers le château des rêves. Maya l'a quitté ce matin, Laurence a une impression de déjà vu. Elles entrent dans le manoir au moment où la lune, gardeuse des secrets, vient envahir le ciel étoilé.

Maya amène Laurence dans la chambre où elle s'était levée ce matin-là. Les roses pourpres semées sur tout le lit les invitent à y venir. La femme au cheveux d'or en prend une et remarque qu'il n'y a pas d'épines. Elle la porte à son nez, le parfum qu'elle dégage est écœurant tant il est fort.

Des bras entourent sa taille, une bouche embrasse sa nuque à travers ses cheveux.

« On a souvent fait cela, je me trompe ?

– C'est vrai que ça me paraît familier...

– Est-ce que l'on s'aime ?

– Je l'ignore. Mais mon cœur semble te connaître depuis longtemps. »

Laurence se retrouve face au visage de Maya. Cette dernière l'embrasse avec toute la passion qui lui parcourt le corps.

« Nous l'avons déjà fait.

– Je pense. »

Les vêtements tombèrent, les lèvres se cherchaient, les cheveux s'emmêlaient. Elles s'étaient retrouvées sur le lit, dans un bain de roses pourpres dénuées d'épines. Leur corps l'un sur l'autre.

 

*

 

Le soleil projetait une faible lueur matinale. Maya ouvrit doucement les yeux. La première chose qu'elle vit fut une belle chevelure dorée et bouclée. Des roses pourpres sans épines parsemaient son corps nu.

La femme aux cheveux blonds ouvrit à son tour les yeux. Des yeux de la même couleur que le lapis-lazuli. Maya s'appuya sur son avant-bras pour se relever. Des roses tombèrent sur les draps doux. Elle en était recouverte.

Laurence s'assit sur ses genoux, les roses pourpres tombant en une cascade sur le lit. Elle prit la main de Maya et la porta à ses lèvres.

« Que faisons-nous dans le même lit, nues ?

– Je n'en sais rien. Qui êtes-vous ?

– Laurence et vous ?

– Maya. Nous avons fait l'amour ?

– Peut-être, je ne me souviens pas.

– Moi non plus.

– Sommes-nous amantes ? »

 

*

 

Maya et Laurence retomberont chaque jour amoureuse l'une de l'autre. Elles passeront la nuit ensemble et au petit matin, elle ne se souviendront plus de rien.

Inlassablement, elles sombreront dans l'amour. Encore et encore... Sans jamais avancer plus loin... Sans jamais se souvenir...

L'Homme aux Livres

Enfin. J'ai enfin retrouvé l'inspiration, dépassé le stade de la page blanche où tu as plein d'idée mais que tu es incapable de les coucher sur le papier.

Cette histoire s'est glissée en moi avant-hier. Je l'ai entendu bourdonner dans ma tête.

Et c'est seulement maintenant que j'ai écrit fébrilement cette nouvelle.

Au fur et à mesure de son écriture, je me suis sentie devenir grande, monter haut, être dieu ! Je sais, c'est hyper orgueilleux de dire ça, mais c'est ce que j'ai vraiment ressenti. J'avais les pleins pouvoirs, je faisais ce que je voulais. J'amenais les mots à moi, les faisais se lier entre eux, formant les phrases et avec, une douce impression d'accomplissement.

Je vous offre donc avec une joie sans pareille ma nouvelle (je n'ai pas voulu me relire. Si vous voyez des fautes, prévenez-moi.):

 

EDIT : J'ai fait corriger ma nouvelle par mon prof de français. Comme je suis très contente de ce qu'il m'a dit, je vous le dit à vous aussi. Alors... il a dit que j'avais une imagination extraordinaire et un style particulier bien à moi, que malgré quelques fautes c'était très bien et tout et tout. Et mon autoportrait est très bien réalisé aussi ^^

Donc voici la nouvelle version :

 

L’Homme aux Livres

 

Il existait un homme – une des premières fortunes du monde – qui avait lu tous les livres ayant existé. Dès sa naissance, il s’est intéressé à la bibliothèque de ses parents et passait son temps à la regarder jusqu’à ce qu’un jour, à l’âge de ses 2 ans, sa gouvernante lui donne un livre de Voltaire. Ce qui se passa alors resta à jamais dans la mémoire de cette femme et de la famille du garçonnet ; ce dernier avait ouvert le livre et s’était mis à le lire avec la plus grande concentration qui n’ait jamais existé. L’enfant avait appris à donner un sens à une série de dessins étranges avant même de savoir bien parler.

Au fur et à mesure qu’il grandissait, ses parents étaient obligés de renouveler sans cesse la bibliothèque que l’enfant avait terminée depuis longtemps. Tous les livres présents dans la pièce avaient été ouverts au moins une fois par l’enfant. Et, à la plus grande surprise de tous, quand il lisait, la langue du texte n’avait aucune importance ; il comprenait. Absolument toutes les langues, il comprenait. C’était bien sûr aussi le cas pour les langues mortes comme le latin ou le grec. Pourtant, il était incapable de prononcer le moindre mot dans ces langues, ne parlant que le français.

Ses parents, croyant qu’il avait un potentiel énorme, avait tenté de lui apprendre l’anglais. Mais rien ne rentrait dans la tête de l’enfant. Il avait beau comprendre toutes les langues écrites du monde, il était un ignare quand il s’agissait de les parler.

Lorsqu’il devint adolescent, il avait déjà lu tous les livres qui dataient d’avant le XIème siècle. À chaque fois qu’un nouveau livre lui parvenait, il se jetait voracement dessus, terminant en trois heures un livre de deux milles pages. Il dépensait tout l’argent à sa disposition en bouquins au grand dam de ses parents désespérés d’essayer de l’intéresser à autre chose. Tous les professeurs particuliers qui venaient pour apprendre les mathématiques, les langues étrangères, la physique avec ses lois venues d’un autre monde, le commencement du monde, la façon de bien se tenir à table, finissaient par abandonner devant l’ampleur de la tâche d’un garçon qui leur jetait un regard vide quand ils parlaient avant de retourner s’intéresser à son livre.

À ses dix-huit ans, il avait lu tous les livres du monde jusqu’au XVIIIème siècle. Cette période lui prenant beaucoup de temps par le nombre incroyable de livres et de pièces de théâtre sortis pendant ce siècle des lumières.

Ces avis concernant les livres qu’il avait lus étaient nombreux et divergents, mais il ne les partageait qu’avec lui-même. Certains l’avaient fait rire, d’autres, pleurer. On l’avait extasié, décontenancé, fait réfléchir, indigné, rempli de joie, fait tomber amoureux… et tout cela de multiples fois.

À vingt ans, il arriva au XXème siècle. Le style complètement différent des autres siècles l’avait beaucoup interloqué. Alors qu’avant, tout se faisait dans la chasteté la plus pure, on en venait au pornographique le plus dégoutant. Il redoutait le moment où il devait lire un livre de ce genre-là mais il le faisait quand même, suivant son objectif qu’il tenait secret depuis sa naissance et qu’il n’avait jamais – au grand jamais – dévoilé à qui que ce soit.

Après un livre comme ceux-là, il se lançait dans un livre beaucoup plus guimauve ou aventureux pour faire passer le goût de l’horreur qu’il venait de lire. Certes quelques uns étaient très bien écrits et méritaient la considération mais, pour lui, c’était quelque chose d’ignoble.

Il arriva à notre époque à l’âge de trente ans. C’était maintenant devenu un homme. La lumière – autre que celle de la lampe qu’il utilisait – inexistante dans la bibliothèque de son manoir, ou le manoir de sa bibliothèque, lui avait donné un corps presque transparent tant il était devenu blanc. Tous les repas qu’il avait sautés ou grignotés au-dessus d’un livre en faisant bien attention ne pas y mettre de miettes l’avait rendu si maigre qu’il rentrerait tout à fait dans un petit conduit d’aération. Ses yeux étaient entièrement entourés de violet-gris, suite à de multiples nuits blanches. Ses cheveux – à la base bruns – étaient devenus gris et gras.

Quand on le regardait dans les yeux, il faisait presque aussi peur qu’Hitler pour les juifs de la seconde guerre mondiale. La lueur de la vie qui donnait son sens à l’être si pitoyable qu’était l’humain, n’existait pas, remplacé par quelque chose de noir, obscur et terrifiant. Ce n’était même pas de la folie mais bien quelque chose au delà que les médecins ne pouvaient comprendre quand ils étaient amenés par les parents devant leur fils.

Concernant les parents d’ailleurs, ils étaient tous les deux morts d’un accident d’avion deux ans plus tôt, laissant toute leur fortune à leur fils unique. Celui-ci en avait été tellement effondré qu’il n’avait pas lu pendant un jour. Cependant, il s’était replongé rapidement et avec fièvre dans la folie que lui faisaient respirer les livres.

Trois ans plus tard, il avait terminé tous les livres du monde – passé et présent. Dès qu’un nouveau sortait, il était le premier à l’acheter. En trente-trois ans, il connaissait toutes les théories du monde, des métiers, des sentiments et des secrets. Il pensait maintenant tout connaître. Et pourtant ! Il ne connaissait rien puisqu’il n’avait toujours pas atteint son objectif… trouvé la réponse.

 

*

 

Lors de la fête du jour de la naissance – la trente-quatrième – un nouveau livre sortit. Il arriva chez l’adulte seulement deux heures après sa parution. Celui-ci ouvrit le papier kraft qui le protégeait. La couverture était d’un bleu profond, une lumière blanche semblait trembloter au milieu de ces couleurs sombres qui l’attaquaient de toutes parts. Toute une pile de livres bleu clair était ouverte devant cette lueur. Le titre, d’un blanc dégoulinant disait ceci : « L’Homme aux Livres ».

Tout de suite inspiré, l’adulte ouvrit la première page puis la deuxième qui répétait le titre. Sur la troisième était inscrite la personne à qui était dédié le livre. Dans une police Arial, il y avait marqué « À toi, mon personnage éponyme. En espérant qu’il te plaira. ».

Encore plus intrigué qu’il ne l’avait jamais été, il débuta sa lecture. Pour la toute première fois de sa vie, les mots lui apparaissaient tellement lentement. Chaque déterminant, chaque verbe, chaque adverbe, chaque COD, chaque sujet le touchait directement. Lui et seulement lui.

Les larmes lui vinrent aux yeux alors qu’il terminait la quatre cent trente-deuxième page du récit après quinze heures de lecture. Il n’avait jamais mis autant de temps pour lire un livre. Mais celui-ci était spécial.

Touché au plus profond de son âme, il se roula en boule sur le sol où il avait passé toute la journée à lire et s’endormit, les larmes continuant de couler le long de ses joues. À son réveil, il prit une décision – la plus grande qu’il eut jamais prise.

Tout en gardant les mêmes vêtements que la veille – et même de la semaine précédente – il sortit pour la toute première fois des limites de son manoir. Il marcha longtemps avant d’arriver dans une petite ville. Il héla un taxi et monta à l’arrière de celui-ci. Quand il indiqua sa destination au chauffeur, l’homme lui lança un regard totalement interloqué. Déjà le fait qu’un cadavre qui bouge et parle soit monté dans son véhicule le surprenait beaucoup mais alors là. Il prévint l’étrange homme que le prix qu’il allait payer revenait à des milliers d’euros. Parce que franchement, traverser toute la France pour aller sur la côte Atlantique…

Le cadavre lui répondit qu’il n’avait pas à s’en faire, qu’il paierait. Alors, toujours aussi étonné, le chauffeur appela sa femme qu’il ne serait de retour chez lui que le lendemain soir. Très tard. Peut-être même encore plus tard s’il y avait des bouchons. Mais il ne pouvait refuser la course, c’était la meilleure affaire de sa vie !

Le trajet dura exactement seize heures et trente-six minutes, avec deux pauses de vingt minutes chacune. Totalement exténués par le voyage, ils arrivèrent dans la ville touristique, très prisée par les Anglais, connue pour ses quatre tours, son port qui avait fait sa richesse lors du commerce triangulaire et son centre-ville très historique. L’adulte venait d’arriver à La Rochelle.

Durant tout le long qu’avait duré le trajet, il avait longuement réfléchit. Mais pas à lui ; à l’auteur de « L’Homme aux Livres ». Enfin plutôt l’auteure. Son prénom était celui d’un vent que les marins appréciaient beaucoup. L’orthographe de son nom de famille n’était utilisé que dans l’île d’Oléron, à une heure de La Rochelle, toujours dans le Poitou-Charentes.

Il n’avait pas eu besoin de faire des recherches pour savoir où elle habitait. Il avait tout lu et il se souvenait de tout, même des papiers administratifs.

Le chauffeur de taxis reçut par carte bancaire le sextuple de ce qu’il gagnait en un mois. Il n’avait jamais été aussi heureux de sa vie. Après un au revoir à cet homme bizarre, il était retourné chez lui pour une semaine de repos bien méritée en compagnie de sa femme et de ses deux filles.

 

*

 

Le milliardaire se tenait devant un petit portillon vert. Il eut beau appuyer sur la sonnette quinze fois, personne n’alla ouvrir la porte blanche de la maison au volets bleu ciel. Il poussa donc le portillon qui grinça. Il arriva devant la porte qui disposait d’une petite fenêtre où on ne pouvait rien voir à travers tant elle était trouble. À sa droite un houx bien vieux se tenait. Et entre le mur et le houx, il y avait une poubelle grise. Un chat tout aussi gris que la poubelle apparut. Il était en surpoids et quand il regarda l’inconnu, il prit peur tout seul et s’enfuit en courant. « Quel chat peureux » pensa l’homme.

Dans l’encadrement de la porte, il y avait une petite cloche. Il la fit sonner plusieurs fois. Et finalement, la fenêtre de la porte s’ouvrit, faisant apparaître une jeune fille qui devait avoir la quinzaine. Ses cheveux dépassaient de dix centimètres ses épaules. Ils étaient ondulés et mal coiffés – peut-être même pas coiffés du tout. Ils étaient bruns très foncés si bien qu’à certains endroits, on aurait pu les croire noirs.

Ses yeux noisettes recelaient une lueur mature et lucide. Des cernes bleus les entouraient comme pour essayer de les faire ressortir. Son nez était légèrement penché. Ses lèvres, roses, étaient toutes abimées par les morsures de dents. Les canines étaient d’ailleurs plus pointues que la normale, semblant faire son bonheur. Son visage était garni de plusieurs boutons d’acné, rassemblés principalement sur son front et son menton.

L’adolescente lui fit un grand sourire et referma la fenêtre avant d’ouvrir sa porte. Elle portait un tee-shirt à rayures horizontales qui avait un col roulé assez grand qui retombait sur sa gorge. Pas celle que le commun des mortels croit mais bien celle qui descendait jusqu’à la poitrine. La sienne était d’ailleurs d’une taille assez simple, pas trop petite, ni trop grosse.

Sur ses bras nus couraient de fins poils noirs dont elle semblait ne pas se préoccuper. Son poignet était sec et rigide. Sa paume était celle d’un homme, ses doigts, d’une pianiste. Un jeans bleu ceignait sa taille. Il ne collait pas beaucoup à la peau mais arrivait quand même à dévoiler les cuisses bien rebondies. L’adulte imaginait bien que c’était là le défaut dont elle essayait de se débarrasser le plus. Mais qu’elle n’arrivait pas à faire d’effort pour mettre son régime en application. Ses pieds étaient quant à eux, nus. Ils avaient beaucoup de corne et étaient sales, preuve qu’elle préférait de loin marcher pieds nus qu’en chaussure ou chausson.

La jeune fille lui refit un sourire qui laissa apparaître une fossette sur la joue droite et pas sur la gauche. Étrange…

L’adulte sourit en retour. Il avait l’impression de faire cette action pour la toute première fois.

Elle s’écarte et le laissa entrer sur le seuil de la maison. Sur la gauche, une porte qui menait à une chambre et une longue armoire sur tout le mur. Sur la droite, une autre porte de chambre et un bureau envahi par des figurines de poules. Même le mur était garni de tableaux représentant cet animal qui offrait à l’homme des œufs magnifiques.

La fille le conduisit dans le salon dont on en voyait un bout depuis l’entrée. Dans cette pièce baignant dans la lumière, l’adolescente le regarda longuement. Sous son regard, l’adulte se sentit rétréci à une tête d’épingle. Un chat tigré et maigre regardait l’étrange échange qui se produisait devant lui.

Puis le silence fut brisé :

« Je t’attendais L’Homme aux Livres. »

Inconsciemment, il l’avait toujours su. Cette réponse qu’il cherchait désespérément. Cet objectif à atteindre. Le fait qu’il n’était pas normal, différent de autres.

L’Homme aux Livres offrit sa main à la femme devenue fillette devant lui. Celle-ci lui sourit une dernière fois puis un nuage de poussières fit place à l’homme. Il se glissa lentement dans la peau de l’enfant.

 

Les souvenirs du Monde venaient enfin de trouver le repos.

Électron libre

Publié le 22/01/2013 à 23:08 par obscur Tags : histoire merci vie moi homme chez amis femme nature fille jeux nuit animaux you pensées livres jeune sexe papier

Je crois que je couve un truc. J'ai sorti une nouvelle il n'y a seulement pas très lontemps ! Et voilà que j'en sors une autre. Magnifique !

Alors... cette nouvelle est née en physique-chimie (y a qu'à voir le titre) et j'avais une idée très différente de ce que je vous ai écrit. Mais j'en suis contente quand même. Bien que je préfère de beaucoup L'Homme aux Livres. Son écriture m'a mise dans un tel état ! Moi je dis, plus besoin de drogue pour se sentir bien !

Bref j'espère qu'elle vous plaira. J'ai pas corrigé, trop la flemme et il est 23h...

Perso, je trouve cette nouvelle assez étrange. Si vous comprenez pas quelque chose n'hésitez pas à demander je vais pas vous manger. Je ne sais pas moi-même ce que j'écrit alors... ^^

 

EDIT : Hey ! J'ai fait corriger cette nouvelle par mon prof de français (monsieur je vous adore !). Il y avait beaucoup moins de fautes que pour L'Homme aux Livres. Comme quoi, c'est toujours mieux de se relire. ^^'

Je vous mets son avis (écrit sur un bout de papier vert déchiré sur les bords =p ) :

Étonnant !

Très sympathique, agréable à lire, distrayant, drôle (le mot impossible à lire, je vous le jure) + et émouvant. (pourquoi un + ?)

Quelle aisance ds (ça veut dire "dans", c'est le language des notes.) le style & le ton !

Bravo ! Continue donc...

 

 

Électron libre

 

 

 

Hélène Nature était un électron libre. Elle venait de fêter ses 25 ans et suivait des études de Droit. C’était une femme plus petite que la moyenne, ses cheveux étaient couleur ébène, faisant ressortir sa peau blanche et parfaite. Des yeux orages agrémentaient le tableau.

Femme depuis bien longtemps, elle changeait tous les soirs de partenaire sans s’arrêter sur l’un d’eux en particulier. Elle vivait ainsi, ne s’attachant à personne, n’éprouvant de sentiments pour personne, demeurant dans une étrange solitude.

 

*

 

Ce soir encore, elle ramène un garçon à peine plus âgé qu’elle dans son appartement où, une fois encore, elle goûtera les plaisirs d’une nuit à deux. Le lendemain, elle le rejettera comme elle l’a déjà fait pour tant d’autres. Il la traitera de noms dégradants. Elle s’en moquera bien et le flanquera à la porte avant de se préparer pour aller en cours. Elle suivra ceux-ci avec le même flegme que d’habitude. Puis se sentant un peu trop fatiguée pour faire la fête le soir même, elle rentrera chez elle dans le seul but de se coucher.

 

*

 

Mardi matin. La précédente proie de Hélène tire sur un joint et s’amuse à faire des ronds avec la fumée. Cela réveille la jeune femme qui se redresse sur ses coudes et donne une légère claque sur la tête de son amant du soir.

- On fume pas chez moi.

- Ah désolé. L’habitude j’imagine.

Il se dirige vers la fenêtre et jette la clope dehors, se moquant des passants en bas. Il referme la fenêtre qui laissait pénétrer le froid et retourne sous les couvertures chaudes et accueillantes.

L’homme plante un baiser sur la gorge de Hélène qui rigole avant de le repousser. Elle quitte le lit faisant apparaître son corps nu. Sa poitrine est ferme et de taille respectable, la courbe de ses hanches est souple et affolante, son ventre est doux et soyeux. Ses cheveux décoiffés lui tombent au niveau des omoplates créant un mystère qui rend tous les hommes fous.

La jeune femme récupère ses affaires au sol et les enfile. Tandis qu’elle boutonne sa chemise, elle se tourne vers l’homme et lui dit :

- Bon, comme t’as été super hier soir, je t’autorise à prendre le petit-déj’ mais après tu te casses. Ok ?

- Ouaip, laisse-moi juste prendre une douche en plus.

- D’ac’. T’as droit au bonus.

- Thank you.

Hélène quitte la chambre et prépare le petit-déjeuner. C’est à dire, un bol de céréales avec du lait. Elle mange en silence. L’homme apparaît plus tard avec une serviette autour de la taille et les cheveux encore mouillés. Il s’installe en face de la jeune femme et se met à manger.

Quelques minutes plus tard, les deux amants quitte l’appartement. L’homme lui dit au revoir d’un long baiser.

- À une prochaine fois peut-être.

- Peut-être mouais.

- C’était vraiment sympa en tout cas. Merci Hélène.

- De rien…

Leur chemin se sépare et Hélène continue sa route, perdue dans ses pensées.

 

- C’était quoi son nom déjà ?

 

*

 

Le week-end est déjà arrivé et pour une fois, la coureuse de pantalon se repose au lieu de traîner dans les bars. Elle se sent trop fatiguée et les examens arrivent bientôt. Allongée dans son canapé, elle zappe tous les programmes télévisés, ne s’attardant sur aucun d’eux. Hélène s’ennuie ferme. Peut-être que finalement, elle va sortir.

Elle éteint la télévision, prend son manteau et part à l’extérieur. Elle se promène sous le soleil froid du printemps. Qui a dit qu’il faisait chaud en cette saison ? Ses pas se font légers et elle fredonne le même air que celui des moineaux. Elle s’arrête dans un petit parc souvent fréquenté. Assise sur un banc, elle regarde.

Elle regarde les gens.

Elle regarde les animaux.

Elle regarde le triste arbre.

Elle regarde l’aire de jeux.

Et tout ça la déprime. Peut-être que finalement elle aurait dû rester devant la télé. Elle enlève ses chaussures et remonte ses jambes sur le banc pour trouver une meilleure position. Ce faisant, elle attire tous les regards du sexe fort. Elle ricane intérieurement. Comment une catégorie que l’on peut manipuler si facilement peut-elle être appelée ainsi ?

Hélène sent que cette journée va probablement se passer différemment de ce qu’elle avait prévu. Alors elle remet ses chaussures et quitte le parc. Elle tient à rester vierge aujourd’hui.

Sur le chemin de sa maison, elle décide qu’en fait elle va aller au cinéma. À l’affiche : rien d’intéressant. Changement de plan. On rentre à la maison. Pour de bon.

 

*

 

- Et t’as quel âge ?

- J’viens tout juste d’avoir mes 21 ans.

- Ouah. C’est la jeunesse ça.

- Et toi ?

- Déjà vieille.

- Tu peux bien me dire. Aller.

- Ok, ok. 25 ans.

- Bah t’es pas vieille. Qu’est-ce tu m’racontes ?

- Laisse tomber, gamin. Un gosse comme toi ne peut pas comprendre.

- C’est pas gentil !

- Qui a dit que j’étais sympa ?

- Personne…

- Voilà.

- … Et tu viens souvent ici ?

- Pas spécialement.

- J’peux venir chez toi ?

- T’es marié ?

- Sûrement pas.

- Tant mieux. J’aurai pas à chercher quelqu’un d’autre.

- Pourquoi ?

- C’est pas parce que je traîne dans des bars de c’genre que j’ai pas de bonnes mœurs.

- Étonnant.

- C’est pas très gentil, ça.

- Qui a dit que j’étais sympa ?

- Tu te venges hein.

- Et ouais.

- Bon viens. On s’ennuie ici.

 

*

 

Les 26 ans arrivent finalement, causant un grand effroi à Hélène dont toutes les connaissances sont casées. Bien sûr ce ne sont que des connaissances. Hélène n’aime pas les amis. Elle préfère la solitude. Bien que celle-ci soit étrangement appliquée.

Au fil des jours qui s’écoulent, Hélène se met à réfléchir. Elle commence à vieillir irrévocablement et ça la désespère. À ce train là, elle ne se trouvera plus d’homme pour ses soirées. Et l’envie de donner la vie prend forme petit à petit dans son esprit. Elle passe de plus en plus de temps devant son miroir à chercher les rides du coin de l’œil et de la bouche ainsi qu’à regarder désespérément son ventre plat et le test de grossesse qu’elle s’est achetée.

Doit-elle faire cela ou pas ?

Cette question la taraudait. Mais elle la laissait flotter dans l’air avant de partir dans un bar à la recherche d’un nouvel amant.

 

*

 

Un objectif s’est formé dans la tête de Hélène : avoir un petit ami. Elle tente le coup avec un jeune homme de 23 ans qui lui avait fait ressentir une nuit de rêve. Il est en train de se doucher et Hélène peut entendre l’eau ruisseler de là où elle est. Quand l’homme sort, Hélène se lève et lui embrasse la joue avant de lui glisser doucereusement à l’oreille :

- Ça te dirait de sortir avec moi ?

Son amant accepte et les voilà ensemble. Il la quitte trois mois plus tard faute de sentiments de la part de Hélène. Celle-ci n’en a pas été plus touchée que ça et reprend rapidement avec ses habitudes malgré la rumeur grandissante qui la concernait.

 

*

 

Cette fois, Hélène a un objectif différent. Elle a finalement décidé de choisir cette option-là. Mais pour mettre son projet en application, il lui faut le plus beau spécimen. Elle le trouve dans ses anciennes conquêtes. Un homme de 25 ans, célibataire, non porteur de MST et absolument magnifique. Il avait déjà tenté de continuer à la voir après leur première nuit et Hélène répond enfin à son désir.

Ils sortent ensemble et quatre mois plus tard, Hélène, ayant enfin eu ce qu’elle voulait, rompt leur histoire. Lui, il n’est pas important, c’est l’autre qui l’est. Celui qu’elle est sûre d’aimer. L’homme s’énerve, supplie, menace, pleure. Mais rien à faire, il est mis à la porte.

 

*

 

Hélène fit quelque chose qu’elle n’avait jamais fait auparavant. Elle arrêta tout contact avec les hommes et se concentra entièrement sur elle. Son ventre commençait à gonfler.

Neuf mois plus tard, son projet était achevé. Elle accoucha d’une magnifique petite fille aux yeux gris – comme elle. Hélène l’aima de tout son cœur et comme jamais elle n’avait aimé. Elle cacha sa naissance au père biologique et éleva seule l’objet de toutes ses attentions. Elle arrêta pour de bon de coucher avec les hommes.

Hélène était enfin heureuse.

 

*

 

L’électron libre passait son temps à changer de noyau et ça le désespérait. Il avait tenté de s’accrocher à l’un mais il s’était vite fait éjecter en direction d’un autre groupe de protons et neutrons. Alors pour ne pas succomber à la tristesse, il s’était créé lui-même son noyau.

D’électron libre, Hélène Nature était enfin passée à un simple électron.

Espagne

Bien le bonjour ! Dis donc, depuis combien de temps je n'ai pas fais un article sérieux. Je sens vos regards noirs sur moi. Non, Obscur et Qui es-tu ? n'ont toujours pas avancé -_-' Alez-y, frappez moi, je ne mérite que ça.

Bref, cette fois-ci, je reviens avec une petite nouvelle de 6 pages (c'est trop court T_T). Elle a été écrite pour un projet en classe de Français (à l'école quoi). Le thème, c'était l'Espagne. Et en plus du prof de français, j'ai été félicitée par la prof d'Espagnol. J'étais trop contente. Franchement, quand on dit du bien d'une oeuvre qui vous appartient, ça vous innonde le cœur de chaleur, et c'est pas du charabia ce que je vous dis ! C'est vrai. ^^

Bref, place à l'histoire.

 

Espagne

 

 

Les rues n’en étaient plus, remplacées par un assortiment effrayant d’échoppes, de boutiques et des stands. Le marché de Gibraltar battait son plein depuis 6 heures du matin déjà. On ne s’entendait plus parler tant les cris des marchands envahissaient la ville et donnaient l’impression d’un combat acharné.

Çà et là, on pouvait voir des bonnes femmes qui marchandaient, des hommes qui haussaient la voix lorsque quelqu’un les poussait malencontreusement. Et entre eux, se baladait un jeune garçon dont la peau bronzée démontrait qu’il passait beaucoup de temps à l’extérieur sous le soleil. Il arborait un sourire narquois et fier. Les mains dans les poches, il s’approcha d’un étal où l’on vendait toutes sortes de fruits. Tandis que le vendeur discutait d’une façon très animée avec une femme qui lui donnait raison en hochant la tête, le garçon observait avec beaucoup d’intérêt une pomme bien mûre.

Quand il partit en direction d’une autre boutique, le marchand de fruits avait une pomme en moins à vendre. Le garçon se décida à quitter le marché au moment où il entendit un vendeur hurler que, lorsqu’il aurait attrapé le sale garnement qui lui avait volé sa bourse, il lui flanquerait la raclée de sa vie. En riant, le jeune voleur s’engouffra dans une ruelle que le soleil n’atteignait pas, lui procurant une agréable fraicheur. Il s’assit sur une caisse en bois et croqua dans la pomme qu’il avait « prise » un peu plus tôt. Elle était délicieuse mais, comme il avait l’habitude de le dire : « La pomme volée a toujours meilleur goût que la pomme achetée. ».

Quelques instants plus tard, il jeta le trognon de pomme par terre et quitta la ruelle déserte mais ne retourna pas au marché, se dirigeant plutôt vers le port. En chemin, il croisa un vieil homme en guenilles qui tenait un chapeau rapiécé. Sortant plusieurs pièces de la bourse qu’il avait « emprunté » à son propriétaire, il les plaça dans le verre en offrant un sourire plein de dents à celui sans dents du vieillard. En sifflotant, il reprit sa route.

Au port, les mouettes volaient joyeusement et poussaient leurs cris habituels. Un bateau était en train d’approcher, un autre s’amarrait tandis que deux autres étaient vidés de leur cale par des marins dans la force de l’âge. Les caisses étaient entreposées au sol, créant une scène irréelle de roman. Le garçon se dirigea vers le navire qui revenait d’un voyage en Argentine. Il marchait entre les caisses et, lorsqu’un matelot s’approchait de lui, il lui demandait :

« Tu n’aurais pas vu mon frère ?

- Non p’tit. D’ailleurs, je ne sais pas de qui tu parles. »

Le garçon lui donnait alors sa description physique et le matelot répondait :

« Il doit sûrement être en train de vider la cale, comme nous autres. »

Et le garçon repartait à sa recherche.

Finalement, las de chercher sur le port, il alla sur le bateau. Le pont était arrosé par le soleil et brillait de mille feux. Les mousses devaient passer beaucoup de temps à le nettoyer... Le jeune garçon, fier que son frère travaillât sur un tel navire, entra dans le ventre de la caravelle. Il y faisait beaucoup plus sombre qu’à l’extérieur mais les hublots permettaient quand même d’y voir. Il descendit à un niveau encore en dessous et entra dans l’espace où on entreposait les marchandises. Il y croisa deux matelots qui essayaient tant bien que mal de ne pas faire tomber la lourde caisse qu’ils portaient.

Le garçon les héla :

« Vous n’auriez pas vu mon frère ? »

- Ton frère, qui c’est ?

- Il a vingt ans et c’est la première fois qu’il a fait un voyage en bateau.

- Ah... le p’tit mousse, fit le plus vieux. Il doit être en train de faire la sieste.

- Où ça ?

- Bah... dans le dortoir.

- Merci, je vais le chercher. »

Il leur adressa un sourire et quitta la cale.

Quelques minutes plus tard, il trouva le dortoir et se dépêcha de voir dans quel hamac dormait son frère. Il le dénicha juste sous un hublot, le soleil chauffait tendrement la main d’un homme aux cheveux d’un noir profond qui s’accordait parfaitement avec sa peau basanée.

Le garçon appuya ses mains sur le hamac et se tira dedans au prix d’un grand effort – le hamac était plutôt en hauteur. L’homme grogna mais ne se réveilla pas. Le gamin ne bougea plus pendant quelques secondes ; puis, en souriant, s’allongea à côté de son frère qu’il n’avait pas vu depuis six mois. Il s’endormit rapidement.

 

*

 

Lorsqu’il se réveilla, il faisait nuit. Un léger poids appuyait sur son torse. IL baissa les yeux et aperçut la chevelure brune, presque noire, d’un petit garçon. Il eut un sourire attendri et passa sa main dans les cheveux un peu bouclés de son petit frère. Celui-ci cligna des yeux et eut un bâillement avant d’être complètement réveillé. Quand il vit que son grand frère l’était aussi, il fut pris de joie et lui sauta au cou, manquant de tomber du hamac.

« Tu m’as manqué !

- Allons bonhomme. C’était pas si long que ça...

- Si !

- Tu as pris soin de la maison ? s’enquit le mousse, changeant de sujet.

- Bien sûr, qu’est-ce que tu crois ?

- C’est bien. » fit-il en lui tapotant la tête.

Le petit garçon fit la moue et sauta du hamac, se réceptionnant assez bien.

« Aller, Pablo ! Descends, toi aussi.

- Oui, oui. »

Et il sauta à son tour. Le jeune garçon eut son habituel sourire narquois et quitta la pièce. Pablo le rejoignit et, le prenant par surprise, l’attrapa et le plaça sur ses épaules. Le gamin rit et appuya ses mains sur la tête de son grand frère.

« Attention, baisse ta tête. »

Le garçon s’exécuta et ils se retrouvèrent sur le pont, à la merci de l’éclatante lune. Pablo promena son regard sur les lumières des maisons.

« Ça fait du bien de rentrer chez soi. »

Le garçon acquiesça et ils quittèrent le bateau. Pablo n’ayant pas été sur la terre ferme depuis un moment, il tangua, au point qu’il faillit perdre l’équilibre.

« Eh ! Je vais tomber ! s’énerva le jeune garçon.

- Excuse-moi, avoir été sur un bateau aussi longtemps, ça laisse des traces. Tu ferais mieux de descendre.

- D’accord. »

Pablo s’accroupit et attrapant la taille de son petit frère, il le passa au-dessus de sa tête pour le poser devant lui. Il se releva et donna sa main au garçon qui la prit sans hésiter. Le pas chancelant, ils se dirigèrent vers la ville.

Un demi-heure plus tard, ils entraient dans la maison deux pièces qui – le garçon n’avait pas menti – était en très bon état.

« Ce soir, c’est paella ! s’exclama Pablo.

- Ouais ! »

Le grand frère fouilla dans le sac qui contenait toutes ses affaires et prit sa bourse qui avait été bien remplie par le capitaine de la caravelle, quelques heures plus tôt. Il en sorti quelques pièces qu’il glissa dans la main de son petit frère.

« Est-ce qu’il y a tous les ingrédients ici ? demanda-t-il.

- Seulement le riz.

- Bien, je te confie l’importante mission d’aller acheter tous les autres ingrédients.

- À vos ordres mon capitaine ! » cria le jeune garçon.

Bien qu’il disait tout à son frère adoré, jamais il ne lui aurait avoué ses délits de ce matin. Mais il ne voulait pas profiter de l’argent durement acquis de son frère. Il avait sa fierté tout de même. Cependant, s’il lui rendait son argent, Pablo se douterait de quelque chose.

Il attendit donc que son frère tourne le dos pour remettre l’argent dans la bourse de l’ainé. Puis il sortit de la maison en lançant un « j’y vais ». Malgré le fait que la nuit soit tombée, les rues étaient toujours aussi animées mais, cette fois, ce n’était pas le marché qui était en cause, mais la fête. Les gens dansaient, chantaient, s’amusaient. Et le garçon passait entre eux, indifférent à tout ça ; il avait une mission à accomplir.

Il se rendit sur la place du marché de nuit et recueillit tous les aliments nécessaires à la préparation d’une paella. Une fois achetés, il les plaça dans un sac que lui avait donné la première marchande qu’il était allé voir.

En prenant le chemin pour rentrer chez lui, il passa devant la Grande-Place. Un énorme feu projetait une lumière dansante et une chaleur insoutenable. Autour des flammes, on dansait. Les duels, les séductions, les rencontres se jouaient en une mélodie entrainante. On se débarrassait enfin de son masque, on se mettait à nu et on devenait honnête. Cette ambiance plut au jeune garçon qui déposa ses affaires dans un coin où personne n’allait et entra dans la danse.

Aussitôt, deux femmes qui auraient l’âge d’être sa mère lui prirent la main et le firent entrer dans la ronde en criant :

« Hé niño ! Viens danser avec nous ! »

Le garçon sourit et se mit à taper des mains et des pieds, regardant profondément les personnes autour de lui. Il s’approcha d’un garçon du même âge que lui et entama un duel qu’il arrêta avant la fin avant de plonger dans une démonstration solitaire.

Ce n’est qu’une heure plus tard qu’il quitta la place, en sueur. Il récupéra ses affaires et repartit chez lui. Le niño passa dans plusieurs ruelles sombres et malheureusement, tomba sur un groupe e garçon qui lui coupa la route. C’était des gaillards un peu plus âgés que lui.

« Qu’est-ce que vous voulez ? interrogea le garçon.

- Ton argent, répondit celui qui devait être le chef.

- Sûrement pas !

- Fais-le, sinon...

- Sinon quoi ? »

Alors qu’ils allaient répondre d’une manière agressive, Pablo fit son apparition. Il semblait énervé.

« Hé vous ! Qu’est-ce que vous voulez à mon frère ? »

Le groupe sembla beaucoup moins sûr que quelques instants plus tôt.

« Rien, señor.

- Dans ce cas, allez-vous en que je ne vous vois plus, et ne vous avisez pas à toucher mon frère. » dit-il en faisant un large mouvement de bras.

Ils hésitèrent, ne voulant pas se soumettre à un inconnu. Mais la lueur féroce dans les yeux de Pablo les fit déguerpir. Une fois partis, Pablo se tourna vers son petit frère :

« Où étais-tu ? Je te cherche depuis vingt minutes.

- Ah... désolé.

- J’espère que tu as au moins acheté ce que je t’ai demandé !

- Oui.

- Bien, viens, on rentre. »

La mine boudeuse, le jeune garçon suivit son grand frère jusqu’à chez eux.

 

*

 

Le soleil était levé depuis longtemps lorsque le niño se réveilla. Fatigué de la veille, il resta dans son lit un moment. Ce fut Pablo qui le tira du lit de force.

« Réveille-toi, j’ai quelque chose à te dire.

- Quoi ? fit l’enfant d’une voix endormie.

- Je reprends la mer demain.

- Oh...

- Ne prends pas cet air déçu, tu viens avec moi ! »

Un sourire apparut aussitôt sur la face du garçon qui quitta enfin son lit.

« C’est vrai ? C’est vrai ?

- Bien sûr.

- Je suis trop content ! »

Pablo fit un sourire à son petit frère avant que celui-ci ne parte précipitamment de la maison pour aller prévenir quelques uns de ses amis. Laissé seul, Pablo poussa un léger sourire avant de quitter la maison à son tour.

Le ciel était encore bleu mais des nuages gris faisaient leur apparition. Il allait pleuvoir ce soir. Pablo se rendit vers les quais, y connaissant un café assez sympathique.

Installé sur la terrasse extérieure, il regardait les passants. Soudain, il entraperçut une longue chevelure noire, une peau chaude et douce, des yeux noirs au regard fier et sûr, une bouche rouge et gonflée et une robe bordeaux faisant voler la personne qui la portait. Les chaussures à talon prouvaient que c’était quelqu’un qui pratiquait beaucoup le flamenco.

Pablo quitta sa table et attrapa le bras de la créature. Celle-ci tourna la tête vers lui et lui lança un regard aussi noir que ses yeux.

« Je peux savoir ce que vous me voulez ? » lança-t-elle sans préambule.

Pablo rougit et lâcha le bras de la jeune femme.

« Désolé. Je ne m’étais pas rendu compte de ce que je faisais.

- Et ça vous arrive souvent ?

- Jamais.

- Et que me vaut cet honneur ?

- Je vous offre un café ? »

La jeune femme réfléchit un moment, puis, un sourire éclairant son visage, elle dit :

« D’accord, mais vous payez.

- Bien évidemment. »

Il la fit asseoir à sa table et héla un serveur qui repartit avec une nouvelle commande. Quelques minutes plus tard, il revenait avec un café noir qu’il posa devant la femme. Celle-ci porta le liquide à sa bouche puis reposa sa tasse.

« Alors, de quoi voulez-vous me parler.

- Je crois bien avoir eu le coup de foudre. »

La femme le regarda avec des grands yeux avant d’éclater de rire. Elle ne pouvait plus s’arrêter, au point que les larmes se mirent à couler. Quand elle se fut calmée, elle répondit :

« Je dois vous avouez que c’est bien la première fois que je rencontre un homme aussi franc dès la première rencontre. Alors comme ça, vous êtes tombé amoureux de moi. C’est des trucs de Français, ça. Et que voulez-vous faire à propos de cela ?

- Je n’en sais rien. Voudriez-vous venir avec moi en bateau ?

- Je ne pense pas non. »

Les deux adultes échangèrent un sourire et Pablo finit par dire :

« C’est bien dommage. Puis-je au moins savoir votre nom.

- Non. Cela serait trop simple. »

Elle s’approcha de Pablo et lui glissa à l’oreille :

« Je ne vous le direz que lorsque vous m’aurez conquise.

- Je pars demain, ça ne sera pas possible en un jour, fit le jeune homme, troublé par leur promiscuité.

- En savons-nous quelque chose ? Beaucoup de choses peuvent se produire en un jour, bien que cela ne semble bien court en effet.

- C’est une façon de voir les choses. »

La jeune femme termina son café et se leva, invitant le jeune homme à le suivre. Pablo déposa l’argent sur la table et se leva à son tour. La jeune femme l’accompagna dans les rues et tandis qu’ils marchaient, lui dit :

« Où partez-vous donc, demain ?

- Je quitte Gibraltar pour les Indes.

- C’est un bien long voyage dites-moi.

- Effectivement.

- Me montreriez-vous le navire où vous travaillez ?

- Volontiers. »

Leurs pas vers les quais étaient marqués de façon régulière par les talons de la femme qui frappait rudement le sol, comme si elle voulait prendre son élan pour s’envoler.

« Est-ce que par hasard, vous êtes une danseuse de flamenco ?

- Tout à fait ! Ma mère est une très bonne danseuse et j’apprends depuis toute petite. Ça fait partie de ma vie.

- Vous voudriez devenir une danseuse professionnelle ?

- Lisez-vous dans les pensées, señor ? » dit-elle en éclatant de rire.

Ils arrivèrent au port peu après. Pablo lui présenta avec fierté la caravelle où il travaillait. La jeune femme était très impressionnée par le gros navire. Elle lui avoua que c’était la première fois qu’elle en voyait un d’aussi près. Pablo lui proposa alors de lui faire visiter l’intérieur. Comme une enfant surexcitée, elle explora avec lui tous les coins du bateau. En redescendant sur le port, elle dit :

« Vous avez beaucoup de chance d’être sur un navire aussi beau. Il est vraiment formidable !

- Vous ne voulez toujours pas venir avec moi ?

- J’hésite, mon cher, j’hésite. »

Elle lui offrit un sourire qui lui arrivait jusqu’aux oreilles. C’était une femme vraiment pleine de vie. Elle s’entendrait parfaitement avec le petit frère de Pablo. Et à la plus grande surprise de celui-ci, le jeune garçon fit son apparition en se jetant dans les bras de son frère.

« Pablo ! Pablo ! T’étais où ?

- J’étais dehors.

- T’as pas le droit.

- Bien sûr que si.

- Non ! »

La danseuse éclata de rire et passa une main sous le menton du garçon, lui redressant la tête.

« Qui es-tu donc, niño ?

- C’est mon petit frère, répondit Pablo.

- Pablo, c’est qui celle-là ?

- Un peu plus de respect, niño, voyons ! On ne parle pas comme ça d’une grande dame ! » s’exclama la jeune femme.

Le petit garçon s’approcha d’elle et la regarda férocement. Il remarqua enfin à quelle personne il avait affaire. Un sourire germa sur son visage. Il fit claquer ses doigts, lentement tout d’abord, puis de plus en plus vite. Ses pieds, se mirent aussi en mouvement, battant le même rythme. Il s’approcha encore plus de la jeune femme qui le regardait avec une pointe d'enthousiasme puis il s’éloigna vite d’elle quand elle aussi se mit à battre le rythme. En tenant sa robe d’une main, elle remonta vivement sa main vers le ciel, le défiant du regard. Le garçon, les mains sur les hanches, lui répondit.

Ils auraient continué si Pablo n’avait pas frappé deux fois du sol en écartant les bras comme pour les séparer. Les duellistes s’arrêtèrent alors puis se serrèrent la main, heureux d’avoir échangé ce combat, bien qu’il fusse aussi court.

« Ton petit frère est un futur danseur ! » apprit la jeune femme à Pablo.

Celui-ci ne dit rien, mais il était heureux que les deux se soient entendus. Mais c’était ce qui devait arriver. Il était évident qu’ils avaient des atomes crochus.

 

*

 

La cloche de l’église sonna les douze coups de midi quand le bateau largua les amarres. Sur le port, une foule de personnes souhaitait un bon voyage à ceux qui partaient. Quelques femmes se tamponnaient le mouchoir au niveau des yeux pour effacer les traces de larmes inexistantes tandis que d’autres avaient les joues complètement mouillées mais ne les essuyaient pas. Des hommes montraient le bateau avec fierté à leurs enfants en leur disant que leur frère était à bord. D’autres balançaient leur bras de toutes leurs forces, souhaitant un au revoir aux matelots.

Une femme avec une robe rouge et les cheveux noirs balançait elle aussi son bras bien qu’on la regardait bizarrement : une femme ne devait pas faire ça. Un homme et un garçon lui répondaient en remuant leur bras aussi.

Lentement, le bateau disparut de l’horizon.

Illusion

Publié le 26/04/2014 à 18:34 par obscur Tags : moi sourire bébé

Oui, je sais, je range ce truc dans la catégorie "nouvelles" mais c'est parce que j'ai la flemme de créer une nouvelle catégorie et puis que si je l'appelais "poème" : il y en a déjà une et si je l'appelle "Chanson" et bin… bon je pourrais. Mais j'ai la flemme comme dit plus tôt.

Bref, je vous présente donc mon écriture d'invention qui m'a valu un 20/20. Quand j'ai vu la note, j'étais ÔxÔ Mais j'étais surtout super contente. C'est la première fois que pour un 20/20, j'ai gardé le sourire du début à la fin du cours et relu trois milliards de fois le commentaire de la meilleure prof de français du lycée. (sniiiif… elle n'était que la remplaçante de notre prof qu'est partie à l'hosto et qui est à ce jour (oui, ce sont les vacances (et vivent les vacances !) mais je m'en fiche) remplacée par une "prof" qui ferait mieux d'aller enseigner à l'université ou au collège mais pas au lycée et qui arrête pas de se plaindre de nous alors que sans nous, elle serait encore à pôle emploi. Bref, fin de la parenthèse)

Le thème de cette écriture d'invention, c'était d'écrire une chanson dystopique (ou si vous préférez : contre-utopique). Pour vous donner une idée de ce qu'est une chanson dystopique, allez écouter "L'hymne de nos campagne" de Tryo ou alors "Respire" de Mickey 3D. Leur discours est toujours vrai, même maintenant U_U

 

Bref, je vous laisse donc à ma chanson. Elle m'appartient donc pas touche hein. Je tiens vraiment à ce que personne ne la touche, c'est mon bébé à moi !!!

Du coup, je vais vous mettre en lien vers le site de FictionPress où il est strictement impossible de plagier quoi que ce soit ^o^ : https://www.fictionpress.com/s/3194689/1/Illusion

Voilà, vous n'aurez qu'à me dire ce que vous en pensez dans la case prévue (je suis en manque de review !! *^*).